La Bastide : une unité architecturale
remarquable
Les
maisons d'Ainhoa sont de style labourdin (façades à colombages
ombragées par l'avancée du toit, pentes de toitures égales, profondeur
importante) en majorité du XVIIème siècle. Les façades sont
orientées à l'Est-Sud Est. Ainsi, les maisons situées à l'Est
de la rue ont leurs façades côté jardin, et celles
situées à l'ouest côté rue. Ceci se confirme par l'existence
de balcons sur les façades "arrières" des maisons
situées côté Est.
L'organisation
parcellaire constitue un lotissement avant l'heure. Le territoire
est divisé en lanières d'une longueur variant de 140 à 170 m
et d'une large et unique rue, véritable colonne vertébrale du
village. L'emplacement à bâtir est identique pour toutes les
parcelles et aboutit à la construction de maisons à façades
serrées les unes contre les autres formant un alignement continu
de chaque côté de la rue.
Deux
places (une au Nord, une au Sud) structurent le bourg.
Celle du Sud est plus discrète que celle du fronton situé au
Nord.
L'église :
La
Nef et le chœur de l'église, dans leur partie inférieure, peuvent
être qualifiés de romans et datés du XIIIème siècle, période
de la construction d'Ainhoa.
L'édifice
fut probablement modifié au XVIème siècle, mais nous ne savons
rien de l'évolution architecturale du village à cette période.
De 1640 au début du XVIIème siècle (cadran solaire - 1725), l'église est surhaussée et couverte par une nouvelle toiture;
à l'intérieur elle reçoit les galeries à balustre et à l'extérieur son élégant clocher-porche
sur plan carré.
Transformée en magasin à fourrage après la
révolution, elle a été reouverte au culte en 1801.
En 1823,
le clocher "reçoit" sa flèche octogonale en ardoise
et l'intérieur (nef et choeur) acquiert son aspect actuel. Au
XXème siècle, quelques interventions plutôt malheureuses sont
à noter et à oublier.
Depuis 2001, des travaux de restauration
sont en cours, grâce aux aides financières de l'Etat et du Conseil
Général.
Le
cimetière
Le
cimetière autour de l'église associe l'art funéraire basque
(XVI, XVII, XVIII) et les monuments standardisés de granit poli
des années 1960. Depuis quelques années, un courant se dessine
pour découvrir l'humble simplicité d'une matière qui n'est là
que pour manifester l'esprit face au mystère de la mort. Ainsi
réapparaissent les stèles discoïdales, d'origine préchrétienne,
qui donnent lieu à des analyses très diverses.
La
chapelle N.D. d'Aranzazu : (Aubépine) 
Outre
l'histoire en ce lieu de l'apparition de la Vierge à un jeune
prêtre, similaire à celle d'Oñate, ce site à 389m d'altitude
présente l'intérêt de proposer l'un des plus beaux panoramas
du Labourd sur le cirque de Xareta et la vallée de la nivelle
jusqu'à Saint Jean de Luz et la côte Atlantique.
"Détruite
deux fois pendant la Révolution et les guerres Napoléoniennes,
elle a été chaque fois reconstruite grâce aux fonds
recueillis par l'ermite Jean de Bérécochéa né le 6 février
1745 à Ainhoa. Depuis
fort longtemps,
les fidèles d'Ainhoa et des villages environnants montent
en procession à la chapelle le lundi de Pentecôte pour
entendre la messe solennelle. " (Extrait
de Histoire d'un
village basque
de Martin Elso)
De
plus, des reproductions des stèles les plus typiques du Pays
basque sont exposées à côté du calvaire où l'on accède par un
chemin jalonné de 14 croix.
La maison du patrimoine :
Ainhoa, village bastide du Pays Basque, se dévoile à vous et vous offre l'opportunité de pénétrer au plus profond de ses origines :

A VOIR :
Projeté sur un ECRAN GEANT PANORAMIQUE de 10m de large, un film documentaire retrace le passé d'Ainhoa et du territoire de Xareta depuis ses origines géologiques jusqu'à aujourd'hui.
A DECOUVRIR :
La GALERIE DU PATRIMOINE accueillera continuellement des expositions sur des sujets variés. Ceci nous permettra d'approfondir nos connaissances sur Ainhoa et Xareta.
A VISITER :
Un CIRCUIT PEDAGOGIQUE composé de panneaux disposés les connaissances que nous aurons acquises jusqu'ici.
La maison du Patrimoine se situe en face de l'église, derrière la mairie, et est ouvert toute l'année.
Pour plus de renseignements, contactez-nous au 05 59 299 399 ou envoyez-nous un
Le
lavoir :
Le
23 septembre 1858, à 16h32, Louis Napoléon Bonaparte (Napoleon
III) et Eugénie Impératrice des français sont descendus à hauteur
de la fontaine Alhaxurruta et ont poussé l'excursion avec leur
cortège jusqu'au pont de Dancharia.
La
forêt :
D'une
surface de 431 ha et d'un périmètre de 20 km, la forêt d'Ainhoa
est une forêt pastorale, classée en zone montagne. Chevreuil,
lièvres, sangliers, lapins et oiseaux migrateurs constituent
l'essentiel de la faune sauvage. Brebis, pottok (petit cheval
basque), bestiso (vache sauvage), chèvres et vaches circulent
et patûrent dans la forêt. La lande ou touya, la chênaie à chêne
pédonculé et les reboisements récents (résineux et chêne rouge
d'Amérique) constituent les trois grands types de peuplement
végétaux.
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